18 décembre 2017

La pornographie en réalité virtuelle: Ses débuts, ses évolutions, son futur

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Au début de l’année 2014, Ela Darling, une actrice pornographique à l’époque âgée de 31 ans, a enregistré sa première vidéo pornographique en réalité virtuelle. Elle se trouvait dans une des chambres dortoirs de l’université du Maryland, et portait un maillot de bain R2-D2 et des chaussettes hautes. Elle s’est assise sur son lit double, à côté de son petit bureau en bois, et s’est adressée à la caméra comme s’il s’agissait d’une vraie personne. Il n’y avait pas de script, et pas d’autres acteurs. Simplement elle, sa chambre dortoir, et sa caméra.

Une nouvelle dimension du divertissement pour adultes

« C’était une scène de masturbation en solo », raconte-t-elle. « J’étais un peut timide et un peu aguicheuse, puis j’ai poussé un peu vers le pervers. Je me suis sentie plus sexy que jamais. »

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La petite Darling a commencé à faire du porno au doux âge de 22 ans, et depuis le début, elle a pris son job très au sérieux. Elle s’est donnée la responsabilité de convaincre son audience de créer des liens avec elle, au niveau physique comme au niveau émotionnel. Et on peut dire que dans cette optique, elle a tout essayé. Parmi ses expériences sexuelles, on peut rappeler quelques anecdotes, comme le fait de jouer dans des fétiches de “bondage” et de délires sadomasochistes, ou encore l’utilisation d’électrodes pour stimuler électriquement d’autres femmes, mais aussi les cos-play plus ou moins affriolants, incluant des uniformes d’écolière, d’agente immobilière, de Playmate, j’en passe et des meilleures. Mais malgré tous ses efforts, ce qu’elle obtenait en retour n’était que du voyeurisme, avec un écran qui la séparait de ses admirateurs et autres fans. Pour elle, c n’était pas assez.

Mais cette fois-ci, c’était différent. La réalité virtuelle utilise de nombreuses caméras pour enregistrer la scène sous un grand nombre d’angles différents. Une fois que les scènes sont montées ensemble, le spectateur peut alors profiter d’un angle à 180 ou 240 degrés, qui le laisse regarder à sa guise autour de lui dans la pièce, de manière à ce qu’il se sente vraiment transporter dans un univers parallèle, dans lequel il est le héros. Dès la première visualisation de son clip enregistré en réalité virtuelle, l’actrice a tout de suite compris que cette nouvelle technologie allait révolutionner non seulement sa carrière, mais aussi l’industrie du divertissement pour adultes toute entière.

« Grâce à cette technologie, vous pouvez vivre l’expérience d’être à mes côtés dans un lit ou ailleurs. Vous n’êtes plus seulement spectateur, vous devenez acteur » explique-t-elle.

Même si la pornographie en réalité virtuelle peut sembler tout droit sortie d’un film de science-fiction, elle existe bel et bien, et obtient de plus en plus de succès. Cette utilisation de la VR s’est d’abord développée sous le manteau, dans les milieux « underground » de passionnés, mais elle a vite gagné de l’exposition, et s’est attirée les louages du grand public très rapidement. D’après le célèbre site pornographique PORNHUB, les vues concernant les vidéos de porno en réalité virtuelle ont augmenté de 275 % depuis leur lancement qui remonte à l’été 2016. Aujourd’hui, le site enregistre en moyenne 500 000 vues sur des vidéos de porno VR par jour, avec des pics bien plus élevés : Pour le jour de Noël 2016, le décompte était de 900 000 vues. Joyeux Noël à vous aussi !

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D’ici à 2025, la pornographie représentera le troisième secteur le plus important dans le monde de la réalité virtuelle. C’est en tout cas ce que prévoit la firme d’investissement et de management “Piper Jaffray ». D’après eux, seuls les jeux vidéo et le contenu en relation avec la N.F.L et le football américain en général représenteront plus de contenu en VR que le divertissement pour adultes. Ils prédisent également que le marché global de cette nouvelle technologie vaudra aux alentours d’un milliard de dollars américains.

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De nombreux cabinets d’étude, de journalisme et de recherches se penchent sur le sujet, et de plus en plus d’entreprises comprennent le potentiel et l’avenir de la réalité virtuelle. C’est le cas par exemple de AVN Media Network, qui couvre l’industrie toute entière. Mark Kernes, un senior éditeur du groupe, s’exprime sur le sujet :

« On reçoit de plus en plus de contenu en VR chaque jour. Nous faisons partie des leaders technologiques dans le secteur. Le sexe fait vendre, et là où il y a de l’argent à se faire, il y aura toujours des entrepreneurs qui voudront en profiter ». Certains de ces derniers mettent le contenu VR à disposition du public gratuitement dans le but de faire monter leur nombre de clics et de vues.

La pornographie est un des facteurs qui à accéléré les recherches sur les premières technologies d’impression, mais également une des industries qui a fait en sorte qu’internet se développe aussi rapidement et aussi globalement dès ses débuts, sans oublier son influence sur le développement des paiements en ligne et d’autres technologies. Aujourd’hui, elle va jouer son rôle dans le monde de la réalité virtuelle. Mark Kernes ajoute : « Je suis presque sûr qu’il y a plus de contenu de porno VR disponible sur le marché aujourd’hui que de contenu VR classique. »

Les casques ne sont que le début

L’actrice Ela Darling a essayé la réalité virtuelle pour la première fois à l’E3, le fameux salon/conférence sur les jeux vidé et leur univers. Il s’agissait à l’époque des tous débuts du concept, et les technologies disponibles étaient plus que limitées. Excitée par les possibilités que cette technologie apportait dans son secteur de divertissement pour adultes, elle s’est mise à la recherche de personnes qui pourraient l’aider dans son projet. C’est comme ça qu’elle a rencontré sur Reddit un étudiant qui connaissait tout ce dont elle avait besoin au niveau technologique, et qui était à la recherche d’une égérie. Peu de temps après cette rencontre et un arrangement « Gagnant-gagnant », Mademoiselle Darling commençait à proposer en streaming des sessions pornos VR depuis sa chambre à Los Angeles.

Elle était l’une des premières « VR Webcam girls » d’après Mark Kernes. Se rendant rapidement compte de son propre succès, elle a lancé son entreprise qu’elle a appelée VRTube.xxx, avec laquelle elle produisait du contenu pornographique en VR. Aujourd’hui, son entreprise fait partie du groupe Cam4.com, qui produit des quantités faramineuses de contenu VR.

On sait déjà que l’industrie de la pornographie dans son ensemble est difficile à réguler, notamment en raison des problèmes d’abus, de maladies et d’exploitation. Mais la pornographie en réalité virtuelle comporte des challenges supplémentaires, notamment en rapport avec la morale, et certains problèmes légaux.

Bryony Cole est le présentateur de « Future of Sex », un podcast qui explore le lien entre les nouvelles technologies et la sexualité. Il s’exprime sur le sujet en disant : « La réalité virtuelle est un peu comme le « Wild Wild West » de l’époque en Amérique. »

Cette année, pendant la AVN Adult Entertainment Expo, une convention et salon qui à lieu tous les mois de janvier a Las Vegas et qui traite de tout ce qui se rattache au secteur du divertissement pour adultes, on a pu découvrir et essayer les technologies de réalité virtuelle utilisées pour la pornographie les plus abouties du monde.

Camsoda, un site internet pornographique spécialisé dans le streaming de vidéos de sexe en direct, avait un stand sur lequel se trouvaient des actrices vêtues de maillots de bain plongeants qui faisaient des signes évocateurs pour inviter les visiteurs à les rejoindre. A l’intérieur du booth, les visiteurs pouvaient tester le OhRama, un dispositif qui s’attache à un casque de réalité virtuelle, et qui produit des odeurs en rapport avec l’action qui se déroule en VR. M. Kernes était présent sur le salon, et il s’est exprimé sur le OhRama en disant: « Croyez-le ou non, les odeurs ont toutes été créées par les filles elles-mêmes. Ce sont des odeurs douces et sucrées, mais aussi intenses et fidèles. Elles savent ce que les hommes aiment… »

D’autres entreprises se concentrent sur le développement de technologies permettant d’ajouter le goût et le toucher aux expériences de réalité virtuelle. Miam…

CamasutraVR est un autre des acteurs importants du milieu. Cette start-up utilise 142 caméras toutes dirigées vers la même personne ou vers la même partie du corps pour enregistrer ses clips. M. Kernes en parle aussi : « Ils créent des images en utilisant leur système complexe, et ils espèrent que ces images seront impossibles à différencier d’une vraie personne. Je suis convaincu que ceux qui travaillent sur ce projet auraient aimé pouvoir utiliser ce système de VR chez eux ! »

Lors du salon, on trouvait aussi plusieurs entreprises qui mettaient en avant leurs partenariats avec des fabricants de sex-toys, vibromasseurs, pompes à pénis, et autres accessoires qui fonctionnent en relation avec l’expérience de réalité virtuelle. Concrètement, les vibrations de ces vibromasseurs s’intensifient en même temps que l’action en VR…

Les poupées intelligentes

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Une des inventions dont tout le monde parlait sur le salon va encore plus loin. Il s’agit des « Sex Robots ». La première, Harmony, avait été présentée au public au mois de mai par une entreprise appelée Realbotix. Par l’intermédiaire de vidéos érotiques postées sur Youtube, Harmony exhibait fièrement ses longues jambes, sa poitrine ronde et ferme, ses lèvres pulpeuses, ses mouvements de mains plus vrais que nature, ainsi que son intellect..

Dans la vidéo, un présentateur inconnu demandait à Harmony : « Que pensez-vous du sexe ? ». Et Harmony de répondre avec sa voix rauque et sexy : « Le sexe est l’une des choses les plus fascinantes du monde. Je ne vois rien de mal à ça. » Harmony peut se connecter à la réalité virtuelle de manière à ce que les utilisateurs puissent interagir avec elle dans la vraie vie, mais aussi dans un monde parallèle. Elle peut offrir toutes les positions et tous les traitements qui sont visualisables dans le contenu de pornographie VR…

Matt McMullen est le créateur et le directeur créatif de Realbotix. Il s’exprime sur le sujet : « C’est un peu comme un jeu vidéo combiné avec de la science-fiction ». L’entreprise fabrique des poupées depuis une vingtaine d’années. Ces dernières étaient liées à l’intelligence artificielle, mais pas à la réalité virtuelle. Cependant, Matt avoue : « D’après notre expérience avec des milliers de clients, les gens utilisent les poupées comme accessoire de divertissement sexuel, mais cela ne s’arrête pas là. Nous nous concentrons sur la création de liens plus forts, et sur le concept d’une sorte de camaraderie entre l’homme et la machine ».

Une connexion corps et esprit

La réalité virtuelle à été surnommée la machine à empathie puisqu’elle permet aux gens de se sentir vraiment connectés à l’action qu’ils voient devant leurs yeux. Holly Richmond, un psychologue somatique basé à Los Angeles et à Portland, explique que « C’est neurologique. Vous ne regardez pas simplement une action en y pensant. Pour la ressentez, et je ne parle pas seulement de vos parties génitales. Une vraie connexion corps et esprit se développe. »

Lorsque Ela Darling prend part à des performances de X, les spectateurs peuvent laisser des commentaires et discuter entre eux sur une fenêtre dans un coin de leur écran. Ces discussions montrent parfois des points intéressants, et Ela s’en rend compte : « Les spectateurs qui profitent de mes performances en réalité virtuelle disent à ceux qui me regardent en 2D de laisser tomber et d’arrêter d’être des imbéciles. La réalité virtuelle crée un lien émotionnel fort, et les spectateurs ont vraiment l’impression de me connaître et d’être dans ma chambre, à mes côtés. »

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De nombreux sexologues et autres éducateurs sont intéressés par cette nouvelle technologie, un peu comme un dentiste pourrait être intéressé par le dernier gadget qui permet de détecter et de combattre la formation de plaque dentaire.

M. Richmond a travaillé avec BaDoinkVR, une entreprise de réalité virtuelle basée a Rochester dans l’état de New-York, pour créer un programme qu’ils ont appelé « Virtual Sexology ». Il s’agit d’une série de vidéos gratuites qui sont censées aider les hommes comme les femmes à passer outre et à combattre les problèmes de sexualité les plus communs.

Une vidéo récente, postée en juin dernier, emmène les spectateurs dans une chambre dans laquelle une plantureuse blonde se touche et s’excite toute seule avant une relation sexuelle. Elle s’assoit en face de son partenaire et se masse les bras, les jambes, la poitrine. Alors que sa respiration devient de plus en plus forte, une voix-off informe les spectateurs que certaines femmes doivent être touchées et caressées avant de commencer à ressentir du désir sexuel. La première vidéo, qui était à destination des hommes, fut la vidéo la plus téléchargée sur BaDoinVR.com en 2016. Un exploit impressionnant considérant le fait qu’elle était en compétition avec des vidéos VR de pornographie pure, sans visée éducative.

Des utilisations éducatives

Madame Cole, la présentatrice du podcast, est vraiment excitée par le potentiel de la réalité virtuelle lorsqu’elle est utilisée à des fins éducatives en relation avec la sexualité. Elle s’exprime sur le sujet :

“Nous pourrions développer des vidéos pour les jeunes, leur montrant ce qu’est un rapport consenti, et leur montrant comment repérer et éviter les comportements à risques. On pourrait aussi les faire s’asseoir dans une salle virtuelle, dans laquelle une actrice ou un intervenant viendrait sous la forme d’un avatar réaliste, pour dire quelque chose comme : J’ai attrapé l’herpès, et voici mon expérience. Ce genre de procédé serait bien plus efficace qu’un exposé sur la gonorrhée.”

En effet…

Barbara Rothbaum est une professeur dans le département de psychiatrie et des sciences du comportement à l’université de médecine d’Emory. Elle est aussi la directrice du « Emory’s Veterans Program ». Elle étudie comment la réalité virtuelle pourrait aider à traiter les gens qui souffrent de troubles de stress post-traumatique causés par des traumatismes sexuels dans le monde militaire.

Le programme consiste à fabriquer des scènes dans lesquelles les victimes sont emmenées dans des tentes, des baraquements de groupes, des toilettes, des habitations privées de supérieurs ou de collègues, ou encore dans des bâtiments et des véhicules isolés… Bref, là d’où viennent le plus souvent les traumatismes. L’idée est de faire revenir les victimes dans les lieux du drame reconstitués virtuellement, de manière à ce que ces derniers puissent se confronter à leurs souvenirs, et ainsi aller de l’avant et retrouver leur paix intérieure.

Mais pour que la réalité virtuelle fonctionne, les scènes doivent être assez fidèles à la réalité pour que les spectateurs se perdent dedans et ne parviennent plus à faire la différence entre la réalité et le virtuel. Il faut que les victimes se sentent comme des participants, et non comme des observateurs. Madame Cole en parle en disant :

« Nous pouvons créer des corps en trois dimensions dans la réalité virtuelle et en faire absolument ce que l’on veut. »

Au fur et à mesure que les technologies deviennent assez perfectionnées pour que ce genre d’expérience soit possible, les problèmes liés à ces techniques apparaissent petit à petit, et ne sont sûrement pas prêt de s’arrêter.

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La loi et la morale

M. McMullen a expliqué qu’un des problèmes que son entreprise rencontrait régulièrement était les demandes de clients qui commandaient des poupées qui devaient être les représentations exactes de personnes qu’ils connaissaient dans la vraie vie. Cela pouvait être une ex-copine qu’ils n’avaient jamais réussi à oublier, une patronne qui les rendait fou, ou tout autre personne qui faisait partie de leurs fantasmes, avoués ou non. Dans ce cas, l’entreprise de Monsieur McMullen demande obligatoirement une autorisation écrite de la part de la personne à reproduire.

Madame Cole explique que les entreprises qui traitent avec la réalité virtuelle devront bientôt gérer ce type de problèmes, en raison des progrès qui sont faits dans les possibilités de personnaliser les avatars et les représentations d’êtres humains dans le monde virtuel : « Quelles sont les limites entre la réalité et la fantaisie, et que peut-on faire et ne pas faire dans cette zone floue ? Qu’est-ce que le consentement dans la réalité virtuelle ? Est-ce qu’il est possible de faire quelque chose à votre petite amie dans la réalité virtuelle que vous ne feriez jamais dans la vraie vie ? Si vous utilisez des avatars qui ressemblent à des personnes existantes dans la vraie vie, avez vous besoin de leur autorisation ? Qu’en est il de ce qu’on appelle le « revenge-porn », cette pratique qui consiste à mettre en ligne des images pornographiques d’ex compagnons pour se venger d’une séparation plus ou moins difficile ? Cela pourrait devenir encore plus dommageable avec la réalité virtuelle… »

Elle est inquiète à propos de cette technologie, et du fait qu’elle puisse s’assimiler dans la culture aussi facilement et rapidement que l’ont fait les applications de rencontres, ce qui renforcerait le problème des individus qui s’écartent des relations sociales en chair et en os et qui se replient sur les réseaux sociaux et les rencontres virtuelles.

On peut aussi imaginer les engueulades de couples d’ici peu, qui auront pour but de déterminer si le sexe en réalité virtuelle devrait être considéré comme un acte d’adultère, ou comme un simple divertissement pour adultes… Le fait que cette nouvelle technologie offre des expériences plus vraies que natures, et bien plus réalistes que les vidéos pornographiques classiques, peut soulever ce type de questionnements…

Cependant, M. McMullen a témoigné du fait que de nombreux groupes d’individus avaient déjà fait ce genre de reproches à ses poupées. Selon son propre point de vue, il aide à limiter les déviances et à éviter les agressions sexuelles dans la vraie vie plus qu’il ne les encourage: «  Certaines personnes sont seules, et d’autres vivent leur vie en solitaire. Ils travaillent toute la journée et rentrent chez eux pour trouver une maison vide, sans personne pour les accueillir. Les poupées comme la réalité virtuelle permettent d’offrir des alternatives à ces gens qui n’ont personne d’autre. »

Conclusion

Quelles que soient nos positions sur les questions de morale, d’éthique, de droit à l’image, de notion de consentement et autres interrogations qui sont soulevées par l’évolution des technologies liées à la réalité virtuelle et leur utilisation dans le cadre du divertissement pour adultes, on ne peut qu’être admiratif devant la vitesse des évolutions et devant le réalisme des résultats obtenus aujourd’hui. Les nouveaux sites se multiplient, la quantité de contenu disponible explose, et les populations sont de plus en plus receptives. Le phenomènes s’est déjà répandu à la totalité du globe, même si certains pays sont plus consommateurs que d’autres

Comme on l’a aperçu dans notre article, l’encadrement légal de ce type de pratiques reste à constituer et à mettre en place, et il faudra très certainement le modifier au fur et à mesure des avancées technologiques. Il s’agira d’un challenge important pour les autorités nationales et internationales, et prendra sûrement du temps avant d’être efficace. Cependant, on peut également voir les choses du bon côté, un peu à la manière de Monsieur McMullen.

Il est impossible de nier le fait que certains abus et déviances liés à la pornographie en réalité virtuelle auront lieu. Il faudra donc mettre en place des moyens de les éviter, de les localiser, et de les neutraliser. Mais comme toujours, ce type de comportements et d’actions plus ou moins nuisibles constituera une minorité des utilisations de la technologie. Le gros des consommateurs de porno VR l’utilisera à des fins ludiques et récréatives exclusivement, et il conviendra de faire en sorte que cela reste le cas.

Jeremy